Sortir de la dépendance affective : 8 conseils d’un ancien dépendant

Sortir de la dépendance affective n’est pas aussi difficile qu’on le pense, à condition d’avoir les bons conseils pour y arriver.

J’ai moi-même été dépendant affectif pendant une grosse partie de ma vie avant de réussir à m’en sortir.

Grâce à cet article, je vais te partager mes meilleurs conseils pour que tu puisses toi aussi t’en sortir.

Comment sortir de la dépendance affective : mes 8 meilleurs conseils

Ces 8 conseils sont le fruit de plusieurs mois à avoir parcouru des dizaines d’articles et de livres sur le sujet.

Etant donné que c'est un site sur la rupture amoureuse avant tout, je part du principe que tu viens de rompre.

Conseil n°1 : Se sortir la reconquête de la tête

Il est difficile de lâcher prise sur son ex quand on est dépendant affectif.

La raison, c'est que pour le moment la grande majorité de tes besoins sont comblés par la simple présence d'une relation amoureuse dans ta vie.

Quand tu vis une séparation, il est donc compliqué de tourner la page.

Pour autant, il faut prendre conscience ici que c'est ton cerveau qui te joue des tours pour t'inciter à te remettre avec ton ex.

C'est justement en travaillant sur ta dépendance affective que ce besoin de reconquête va partir de lui-même : tu vas réussir à atteindre un point où tu ne comprendras pas comment tu as pu aimer ton ex à ce point.

Conseil n°2 : Rompre dans les règles (et accessoirement oublier son ex)

Il n'est pas rare de vivre une séparation ambigue.

C'est la cas par exemple quand tu n'es pas sûr si vous avez vraiment rompu ou non, et, dans ce cas, tu dois faire en sorte de rompre dans les règles de ton côté en fermant toutes les portes entrouvertes entre toi et ton ex.

Une fois que ce sera fait, il faut que tu apprennes des techniques pour ne plus penser à ton ex et, le plus important, que tu te ressources quelques semaines et que tu travailles sur toi pour oublier ton ex.

(N'hésite pas à consulter mon article sur l'infidélité si jamais tu as vécu cette situation dans ta relation.)

Conseil n°3 : Apprendre à se connaître grâce à des tests

Se connaître est essentiel pour comprendre pourquoi on réagit d’une façon plus que d’une autre face à un événement ou une situation.

Je te recommande le test MBTI qui te permettra de définir ton profil psychologique et de mieux comprendre tout ça pour chaque domaine de ta vie, que ce soit professionnel, parental, amoureux, etc.

Grâce à ce test, j’ai par exemple pris conscience que tous mes “problèmes” et ma façon d'interagir avec les autres étaient en fait parfaitement normaux.

J’ai pu comprendre mes forces et mes faiblesses, me sentir mieux avec moi-même et, comme on va le voir un peu plus bas dans les conseils, j’ai compris qu’il était normal de ne pas pouvoir plaire à tout le monde et je me suis senti bien par rapport à ça.

Conseil n°4 : Comprendre d’où vient vraiment la dépendance affective

La dépendance affective provient de ce qu’on appelle le type d’attachement anxieux.

Ce type d’attachement, issu de la théorie de l’attachement, signifie que tu as une image négative de toi et une perception positive des autres.

C’est ce type d’attachement qui est à l’origine de ta souffrance, car ce type d’attachement fait en sorte que tu sois câblé pour plaire aux autres et mettre de côté tes besoins.

En comparaison, le type d’attachement le plus sain que tu puisses avoir s’appelle le type d’attachement sécure.

Le type d’attachement sécure signifie que tu as une image de toi positive et une perception des autres positives.

C’est un excellent moyen de comprendre ce sur quoi tu dois travailler, car la seule différence entre ces deux types se trouve au niveau de ton image de toi.

Il faut donc que tu te concentres en priorité sur tout ce qui a attrait à l’image de soi pour réussir à te sortir de cette dépendance affective, en travaillant notamment sur la confiance en soi et l’estime de soi comme on va le voir dans les prochains conseils.

J’ai personnellement eu un type d’attachement anxieux puis évitant avant de devenir sécure.

Ce passage d’anxieux à évitant est malheureusement normal et fréquent, car ce sont les deux faces d’une même pièce.

Conseil n°5 : Travailler sur ses pensées limitantes

Un point important que beaucoup d’experts sur le web oublient, ce sont les pensées limitantes.

Une pensée limitante, par définition, va te limiter dans ton quotidien.

Une pensée limitante, c’est croire que tu n’en vaux pas la peine, que les autres sont forcément meilleures que toi, que tu es nul, que tu ne retrouveras jamais l’amour, etc.

Le problème avec ces pensées, c’est que tu y crois dur comme fer : elles dictent ta vie et c’est pour ça que peu importe les conseils que tu recevras pour t’en sortir, tu n’y arriveras pas tant que tu ne feras pas un travail sur tes pensées limitantes en premier.

J’ai traîné ce genre de pensées pendant plusieurs années.

Je pensais par exemple que je n’étais jamais assez bon, ou que la personne en face de moi n’avait aucune raison de m’aimer.

Le résultat de tout ça, c’était que je suivais aveuglément les conseils des autres sur comment je devais vivre ma vie : je n’étais jamais moi-même.

Conseil n°6 : Reprendre depuis le début tout ce qui concerne la confiance et l’estime de soi

La confiance en soi et l’estime de soi sont deux sujets qui ont été surexploités sur internet.

Le problème maintenant, c’est qu’il existe tout et son contraire sur ce sujet : impossible de déceler le vrai du faux.

Ce qui en résulte, c’est que tu peux avoir aujourd’hui des idées fausses sur le sujet qui induisent en erreur et qui t’empêchent donc de développer une bonne confiance en toi et une bonne estime de toi.

La meilleure façon de changer ça, c’est de lire des livres sur le sujet et qui ont été écrits par des psychologues.

C’est ce qui m’a permis de transformer ma vie sur ce point.

J’ai par exemple toujours pensé que la confiance en soi, c’était d’être une personne avec une démarche assurée, qui a toujours réponse à tout et qui dégage une certaine arrogance.

En réalité, j’étais à des années-lumière de la vérité.

Lire des livres sur le sujet m’a permis de développer une confiance et une estime de moi saine en quelques semaines à peine.

Conseil n°7 : Comprendre qu’on ne peut pas plaire à tout le monde

Je dirais que c’est le conseil le plus important, celui qui a eu le plus d’impact dans ma vie.

On le sait tous plus ou moins inconsciemment : plaire à tout le monde est impossible.

Pourtant, on essaye quand même, encore et encore.

Vouloir plaire à tout le monde est normal, c’est une façon de nous protéger de l’exclusion : l’être humain est un animal social avant tout, et l'exclusion du groupe a toujours été synonyme de mort, même si de nos jours ça n’a plus beaucoup de sens.

On cherche donc à plaire, pour ne pas se faire rejeter, en donnant toujours plus de sa personne, en acceptant des choses qu’on n'accepterait pas en temps normal et en disant oui là où on aurait préféré dire non.

Mais on finit par s’oublier dans l’histoire, tout ça dans l’espoir d’être aimé, d’être valorisé par l’autre.

Ce qui en résulte, c’est une énorme souffrance intérieure : on ne sait plus qui on est.

Si tu as fait le test MBTI que je recommande dans le conseil n°1 de cet article, tu as pu remarquer une chose : il y a 16 profils psychologiques possibles.

Chacun de ces 16 profils psychologiques à sa propre vision du monde qui correspond à son profil, ce qui veut dire qu’il y a 16 façons possibles d’être aimé ou non par les autres.

C’est pour cette raison que tu dois te faire confiance dans ta façon de voir le monde, car c’est celle qui te correspond le plus.

En étant toi-même, tu arriveras forcément à plaire à des profils proches de ton propre profil, ce qui est très bénéfique : tu vas naturellement attirer vers toi des personnes qui te correspondent.

Et forcément, être toi-même va nettoyer ton cercle social ou les nouvelles rencontres que tu feras : les profils qui épuisent ton énergie de la mauvaise façon vont naturellement partir, et c’est ok.

En acceptant d’être qui je suis, j’ai perdu littéralement une dizaine d’amis (si je peux appeler ça des amis).

Ça a été un coup dur énorme pour moi quand c’est arrivé, mais aujourd’hui, je ne regrette pas un seul instant.

Je n’étais jamais heureux avec ces amis, et en étant moi-même, j’ai fini par me construire un cercle social qui m’épanouit pleinement.

Conseil n°8 : Apprendre à se comparer de la bonne façon

Se comparer avec les autres est inévitable.

Comme avec le besoin de plaire, c’est ancré en nous, ce qui veut dire que toutes les personnes te disant que tu devrais arrêter de te comparer sont dans l’erreur.

Tu peux réussir à arrêter de te comparer une journée, mais tôt ou tard le naturel reprend le dessus.

La comparaison toxique comme on le voit aujourd’hui est quelque chose de très récent.

Il n’y a pas si longtemps, on se comparait uniquement avec notre entourage : on se comparait donc avec des personnes ayant plus ou moins le même niveau d’éducation, le même salaire, le même type d’emploi, etc.

Aujourd’hui, il y a les réseaux sociaux.

En quelques années à peine, on est passé d’une comparaison avec son entourage à une comparaison avec la Terre entière.

Tu ne vas donc plus comparer ta maison avec celle de ton voisin, ce qui peut te donner une pression positive pour atteindre son niveau de vie.

Non, tu vas comparer ta maison à celles d’un multimillionnaire vivant à l’autre bout du monde.

Et c’est là que les ennuis commencent : cette comparaison ne va plus te booster pour atteindre cet objectif toi aussi, mais au contraire de démotiver et te faire croire que ta vie est nulle en comparaison.

Pour éviter ce phénomène, tu as deux options :

  1. Couper tes réseaux sociaux.
  2. Apprendre à te comparer de la bonne façon.

J’ai personnellement fait les deux, et je ne me suis jamais senti aussi bien avec moi-même.

Généralement, on a tendance à comparer le pire de nous même avec le meilleur des autres.

Pour te comparer de la bonne façon, tu dois donc connaître des qualités en tant que personne et, dès qu’une comparaison toxique pointera son nez, utiliser ces qualités pour ramener de l’ordre dans tes pensées.

Par exemple, tu peux te dire : “Ok, il gagne peut-être plus d’argent que moi, mais au moins, j’ai un style de vie qui me convient contrairement à lui qui doit stresser chaque jour.”

Les 2 conseils à éviter pour se sortir de la dépendance affective

Il existe 2 conseils que tu peux retrouver un peu partout sur le web quand tu fais une recherche sur la dépendance affective, mais qui pourtant peuvent ralentir ta guérison.

Conseil à éviter n°1 : Se lancer dans la méditation

Je ne suis pas contre la méditation.

C’est quelque chose que j’ai fait chaque jour pendant presque un an.

Le problème avec la méditation, c’est qu’on te vend ça comme une solution miracle à tes problèmes du moment.

Sauf que la méditation nécessite au minimum plusieurs semaines avant que tu ressentes des effets vraiment bénéfiques.

Le but de la méditation, c’est de prendre du recul sur tes pensées et comprendre qu’elles ne te définissent pas.

Ca peut donc être un très bon complément par rapport à tes pensées limitantes, mais ça s’arrête là.

Dans l’immédiat, il existe de meilleures techniques plus faciles à mettre en place et avec lesquelles tu auras des résultats plus rapidement.

J’en parle dans mes recommandations à la fin de l’article.

Conseil à éviter n°2 : Se fixer des limites (ou apprendre à s’aimer) sans faire de travail sur soi au préalable

On a souvent tendance à te dire que tu dois apprendre à dire non ou apprendre à t’aimer pour sortir de la dépendance affective.

Ce sont certes de bons conseils, car ils traitent des conséquences de la dépendance affective, mais c’est justement ça le problème.

Ces conseils vont traiter la surface du problème, et non pas sa source.

Si tu apprends à dire non maintenant, alors que tu es débordé par tes pensées limitantes et par un manque de confiance en toi profond, tu n’y arriveras pas.

Voilà pourquoi tu dois d’abord faire un travail sur toi avant d’apprendre ce genre de techniques.

Les 4 livres que je recommande pour sortir de la dépendance affective

Comme tu le verras, aucun de ces livres ne traitera de la dépendance affective en elle-même, mais plutôt de ce qui cause la dépendance affective.

Le but avec ces livres, ça va être de travailler à fond sur l’image que tu te portes, pour que tu puisses devenir sécure.

1. L'attachement, un instinct oublié, de Yvane Wiart

Ce livre traite de la théorie de l’attachement en général.

Tu en apprendras énormément sur les différents types d’attachement, sur leur origine et comment faire pour travailler dessus efficacement.

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2. Psychologie de la solitude, de Gérard Macqueron

Un des problèmes récurrents à la dépendance affective, c’est ce sentiment de solitude qui nous envahit dès qu’on se retrouve seul avec soi-même.

Dans ce livre, tu en apprendras énormément sur ce qu’est la solitude et sur quoi tu dois travailler pour apprivoiser ce sentiment et ne plus ressentir de solitude négative.

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3. Le piège du bonheur, de Russ Harris

Tout comme la confiance et l’estime de soi, notre définition du bonheur est largement erronée de nos jours, et avoir une fausse idée sur ce sujet peut te causer énormément de souffrance.

Dans ce livre, tu en apprendras énormément sur comment devenir heureux en travaillant sur ton image de toi.

Tu découvriras entre autres la méthode ACT qui est une excellente technique pour travailler sur tes pensées limitantes.

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4. The self-confidence workbook, de Barbara Markway

Ce livre est malheureusement uniquement disponible en anglais, mais je me devais de l’ajouter, car c’est un bijou en matière de confiance en soi.

Si tu te débrouilles en anglais, commande-le sans hésiter en version papier car ce livre te propose des exercices d’écriture qui permettent de travailler sur ta confiance en toi jour après jour.

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Aller plus loin : comment sortir de la dépendance affective en couple

Se sortir d’une dépendance affective quand on est en couple est difficile, mais ce n’est pas impossible, loin de là.

Tout dépend de la santé de votre couple.

Le problème quand on est dépendant affectif et en couple, c’est qu’on a toutes les chances de vivre dans une dynamique de couple anxieux-évitant.

Pour résumer brièvement, plus tu vas chercher à te rapprocher de ton partenaire, plus il ou elle va chercher à prendre de la distance.

Si tu reconnais ton couple en lisant cette ligne, tu dois impérativement travailler sur toi ou rompre, car votre relation est dans une dynamique toxique.

Idéalement, ton partenaire devrait travailler sur lui ou elle également, mais convaincre quelqu’un de changer reste extrêmement difficile, en particulier si cette personne à un type d’attachement évitant, car pour elle, c’est l’autre le problème.

Pour réussir à travailler sur toi alors que tu es en couple, tu dois juste te réserver du temps pour toi chaque jour.

30 minutes par jour sont largement suffisantes.

Ensuite, il faut faire de cette “faiblesse” une force, et utiliser ton couple pour mettre en pratique tes nouvelles connaissances et avancer.

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